L’église néo-apostolique nous donne 5000 francs et plante un pin au parc Gallet

Le mercredi 26 mai 2026, l’église néo-apostolique de La Chaux-de-Fondsd, qui fête ses cent ans, nous a remis un chèque de 5000 francs et a planté un pin sylvestre dans le parc Gallet. Une plantation hautement symbolique.

Quand Boris Evard, le président de la paroisse, nous a approchés pour que nous fassions une demande de don à la Fondation NAK-Humanitas, liée à son église, nous avons été honorés.

La Fondation NAK-Humanitas, représentée par M. Christophe Domenig, est l’organisation d’entraide et l’œuvre caritative de l’Église néo-apostolique de Suisse. Basée à Zurich, elle soutient et met en œuvre des projets sociaux, humanitaires et d’utilité publique en Suisse et à l’étranger.

Et le 26 mai, quand le pin sylvestre choisi par la paroisse de La Chaux-de-Fonds a été planté dans le parc Gallet, à côté de la nouvelle place de jeux des Petits Lions, nous avons été émus par la densité émotionnelle du moment.

Planter un arbre, ce n’est pas rien. Il faut préparer le trou, apporter l’arbre, l’ériger et recouvrir de terreau, travail qui fut fait par le Service des parcs et plantations, avec Edgar Ramel et toute sa belle équipe aidée par des enfants.

Boris Evard, dans un discours hautement symbolique, a fait le lien entre le pin sylvestre choisi et la spiritualité religieuse. Voici l’extrait central :

Après que M. Ramel m’eut communiqué le choix de cette essence, je me suis tout d’abord dit (excusez-moi Monsieur Ramel) : « Ce n’est qu’un pin » mais après réflexion, je me suis rendu compte que celui-ci n’était surtout pas anodin, bien au contraire, en particulier au niveau des symboles qu’il représente pour notre paroisse…Et voilà ci-après quelques-unes de ses particularités, M. Ramel me corrigera peut-être :

La notion de persistance : Comme de nombreux conifères, il garde ses aiguilles en toute saison; cette image représente la permanence de la foi à travers le temps et les épreuves.

L’enracinement et la robustesse : C’est une essence pionnière, capable de croître sur des sols pauvres, une manière pour nous d’exprimer la résilience ainsi que la capacité à durer.

La longévité : Cet arbre peut vivre plusieurs siècles (de 200 à 300 ans); spirituellement, c’est un regard vers l’avenir, ou mieux, c’est un legs pour les générations futures.                                                                    

La verticalité et la lumière  : Son tronc droit qui s’élance vers le ciel, voilà qui évoque l’élévation et la prière.  Son écorce supérieure est légèrement cuivrée, elle reflète la lumière. Quel meilleur exemple pour exprimer le symbole du passage des ténèbres à la lumière ?

Notre président Yves Tissot a résumé le beau conte valdotin ci-dessous, en lie avec la plantation du pin.

Pourquoi les conifères restent toujours verts

Conte d’explication (Italie, Val d’Aoste)

Chaque année, à l’automne, lorsque les jours deviennent plus courts, de nombreux oiseaux partent pour les pays chauds afin d’y passer l’hiver. Au printemps, lorsque les températures se font plus douces, ils reviennent égayer de leurs chants les sombres forets La veille du grand départ vers le Sud, une cigogne heurta un merle de plein fouet.

– Tu ne peux pas faire attention, abruti ! cria la cigogne en colère.

Le merle tomba sur le sol comme une feuille d’automne. Son aile le faisait souffrir.

– Ton aile est cassée, lui dirent les autres oiseaux. Tu ne pourras pas nous accompagner

Tu vas être obligé de rester tout l’hiver ici. Il faut te trouver un abri dans la forêt.

Le merle était effrayé de rester seul. Il regarda tristement ses amis s’envoler. Il était au pied d’un gigantesque mélèze auquel il demanda:

– Monsieur le Mélèze, je ne peux pas m’envoler vers les régions chaudes, car je me suis cassé une aile. Me permettez-vous de construire un nid entre vos branches solides?

-T’abriter dans mes branches, répondit l’arbre d’un air outré ? Il n’en est pas question. Tu me piqueras de ton bec, ton chant m’empêchera de me reposer en paix ! Cherche un autre arbre!

Effrayé, le merle s’enfuit en pépiant. Cahin caha, il avançait péniblement. Il erra à l’aventure dans la forêt, traînant lamentablement son aile par terre, jusqu’à arriver à une clairière où trois arbres avaient poussé les uns à côté des autres: un épicéa, un pin et un genévrier.

– Tu n’es pas encore parti. petit oiseau, demanda l’épicéa ? Tu vas geler si tu ne pars très vite vers le Sud.

-Je sais bien, répondit tristement le merle. Je me suis cassé une aile et je n’arrive plus à voler. Je cherche désespérément un abri pour l’hiver dans cette forêt, mais personne n’a de place pour moi.

L’épicéa, le pin et le genévrier agitèrent leurs aiguilles :

-Si tu veux, tu peux rester auprès de nous, dit le grand pin. Tu pourras manger mes graines, dont la graisse te permettra de lutter contre le froid.

-Mes branches sont suffisamment touffues pour arrêter le vent du Nord, dit l’épicéa. Choisis les plus épaisses pour construire ton nid.

– Mes baies sont amères, mais elles sont nombreuses et pourront te nourrir tout l’hiver, ajouta le genévrier.

Le merle était heureux avec ses trois amis et, de son nid, il leur chantait chaque jour sa chanson la plus gaie pour les remercier.

Lorsque le vent du Nord arriva, un frisson parcourut la forêt. Le vent arracha d’abord toutes les aiguilles du mélèze et les fit tourbillonner jusqu’à ce qu’elles forment un tapis doré sur le sol. Il arriva ensuite près de l’épicéa, du pin et du genévrier.

– Ah, ah! Voilà encore quelques arbres verts à déshabiller, s’exclama-t-il en redoublant de force.

Mais une voix rauque l’arrêta:

– Halte ! Laisse ces trois arbres tranquilles !

Un vieillard gigantesque, la tignasse blanche comme neige et des guirlandes de glaçons pendues à ses mains, s’était dressé entre le vent et les trois arbres : c’était Bonhomme Hiver, qui commande aux frimas.

– Je t’ai laissé t’amuser avec le mélèze, car il n’a pensé qu’à lui-même et n’a eu aucune pitié. Mais ces trois-là ont aidé un merle blessé qui demandait de l’aide. Comme récompense, ils pourront rester verts pour toujours.

Voilà pourquoi, depuis ce jour, les épicéas, les pins, les sapins et les genévriers restent verts même en hiver. Voilà pourquoi les merles restent chez nous quand partent les oiseaux migrateurs. Et voilà pourquoi le mélèze, bien qu’il soit aussi un conifère, perd ses aiguilles quand vient la morte saison. 

La remise de notre chèque eut ensuite lieu. À noter que M. Zion Golan, président de association d’Aide à l’Enfance, a aussi reçu 5000 francs. Cette association soutient directement les enfants et leurs familles en situation de précarité dans la région. 

Nous remercions de tout coeur l’Eglise néo-apostolique de son don précieux.

Laisser un commentaire